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Réforme des Nations Unies
Le renforcement du rôle de l’Organisation des Nations Unies (ONU) est l’une des priorités de la politique onusienne de la Suisse. Depuis sa création, en 1945, l’ONU n’a cessé de se réformer en profondeur pour s’adapter aux attentes et aux besoins de l’époque. Le processus de réforme en cours obéit aux mêmes impératifs. La Suisse y participe activement et présente des propositions en vue d’améliorer l’efficacité des instruments de l’ONU. Une attitude constructive et une grande fiabilité caractérisent son engagement.
Lors du Sommet mondial de l'ONU de septembre 2005, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres ont réaffirmé le rôle central du Conseil de sécurité dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Ils ont, dans le même temps, demandé une réforme de sa composition et de ses méthodes de travail.
La réforme des méthodes de travail est au cœur de l’engagement de la Suisse. En collaboration avec le Costa Rica, la Jordanie, le Liechtenstein et Singapour, la Suisse a élaboré une série de propositions. Celles-ci visent notamment à :
- renforcer la transparence dans le processus de décision du Conseil de sécurité
- accroître les possibilités pour les Etats qui n’y siègent pas de s’impliquer dans le travail du Conseil de sécurité
- intensifier les consultations entre le Conseil de sécurité, les pays qui fournissent des troupes, les Etats voisins concernés et les organisations régionales
- mieux tirer parti des expériences faites dans la mise en œuvre des décisions du Conseil de sécurité
- faire en sorte que les principes de l’Etat de droit soient mieux observés lors de l'application de sanctions ciblées
Le Conseil de sécurité se compose de cinq membres permanents et de dix membres non permanents. Or, l'ensemble des membres de l'ONU est appelé à participer à la mise en œuvre des décisions du Conseil de sécurité, dans le domaine des sanctions et des opérations de paix. De très nombreux pays souhaitent donc une meilleure interaction entre le Conseil de sécurité et l'ensemble des Etats membres. Grâce à l’initiative de la Suisse et de ses partenaires, le Conseil de sécurité a déjà repris quelques propositions de réforme de ses méthodes de travail.
Ces dernières années, les tâches et les besoins opérationnels de l’ONU ont profondément changé. Aujourd’hui, l’ONU est une entité multinationale complexe qui rassemble 192 Etats aux capacités et aux besoins variés. La présence sur le terrain s’est en outre fortement accrue. Cette mondialisation de l’organisation pose davantage d’exigences opérationnelles aux organes exécutifs. Une réforme de la gestion de l'ONU - de ses bases, de ses structures et de ses processus - s’impose donc de toute urgence. C'est pourquoi la Suisse œuvre activement, depuis son adhésion, en faveur d'une ONU plus performante et plus efficace.
A titre d'exemple, il y a lieu de relever que le Secrétaire général et ses cadres ne disposent pas, à l'heure actuelle, de la marge de manœuvre nécessaire pour pouvoir, au niveau du personnel et des finances, diriger l'organisation avec la souplesse requise. Le Secrétaire général doit être doté de compétences accrues. Il faut cependant renforcer en contrepartie les mécanismes de surveillance internes et externes, et accroître d'une manière générale la redevabilité des instances de gestion.
