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Message de bienvenue de l'ambassadeur

L'ambassadeur Thomas Greminger, membre du Conseil permanent de l'OSCE © DFAE

L'ambassadeur Thomas Greminger, membre du Conseil permanent de l'OSCE © DFAE

Madame, Monsieur,
Chers visiteurs, 

Bienvenue à la Délégation suisse auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération (OSCE) à Vienne. J'en assure la direction, ainsi que celle de la Mission permanente de la Suisse auprès des Nations Unies et d'autres organisations internationales à Vienne, depuis 2010. Je représente notre pays lors les séances hebdomadaires du Conseil permanent de l'OSCE, qui réunit les ambassadeurs des Etats participants. Le Conseil permanent est, outre le Conseil ministériel qui se réunit une fois l'an, l'organe de décision et le forum de discussion central des 56 Etats participants. Il permet d'aborder collectivement les questions relevant de la politique de sécurité au fur et à mesure qu'elles se posent, selon la conception globale que l'OSCE a de la sécurité. La délégation représente aussi les intérêts de la Suisse dans bon nombre de conférences spécialisées de l'OSCE sur des thèmes aussi variés que la traite d’êtres humains, le contrôle des armements, la cyber-sécurité ou la liberté d'expression.

En 2014 la Suisse assumera la présidence de l’OSCE. La Suisse est donc le premier pays qui présidera cette organisation pour la deuxième fois, en effet en 1996 elle était déjà à la tête de l’OSCE. Cette présidence permettra notamment à la Suisse de thématiser ses priorités en matière de la politique étrangère.

La présidence de l'OSCE, assurée cette année par l'Irlande, a en outre confié à la Suisse la direction du comité chargé de la dimension humaine – droits humains, Etat de droit et démocratie. Dans le domaine politico-militaire, la Suisse a par ailleurs été chargée de coordonner la modernisation du principal instrument de confiance dans l'espace de l'OSCE, à savoir le Document de Vienne. Ces mandats montrent à quel point le rôle d'intermédiaire que joue notre pays au sein de l'OSCE est apprécié.

Depuis que l'Europe s'est ouverte à l'Est, les pays de la zone qui s'étend de l'Atlantique à l'Asie centrale manifestent un intérêt croissant pour une politique sécuritaire commune. Or, vingt ans après la fin de la Guerre froide, le fossé entre l'Est et l'Ouest est loin d'être comblé et les intérêts divergent d’une région à l’autre. On s'en rend surtout compte dans le domaine du contrôle des armements et des mesures de confiance. Un tel fossé est contraire aux intérêts de la Suisse. En outre, à une époque où se multiplient les menaces transfrontalières telles que le trafic de drogue ou d'êtres humains, la cybercriminalité et le terrorisme, l'élaboration de stratégies communes pour les combattre est indispensable. Il en va de même pour les grands défis que sont la gestion des crises civiles, la prévention et la gestion des conflits. L'espace de l'OSCE et son pourtour comptent un certain nombre d'Etats fragiles, où des conflits principalement internes sont susceptibles d'éclater dans un avenir proche. L'OSCE a fort à faire dans tous ces domaines. Par l'intermédiaire de sa délégation à Vienne, la Suisse contribue à lui donner les moyens de relever ces défis et d'œuvrer en faveur de la communauté de sécurité euro-atlantique et eurasiatique esquissée lors du Sommet d'Astana en 2010.

Thomas Greminger, ambassadeur