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Economie
Ambassade de Suisse - Abidjan
La Suisse jouit d’une forte présence en Côte d'Ivoire. Plus de 35 entreprises y sont représentées et participent à l’économie ivoirienne, tels que Nestlé, Socimat (Holcim), SGS, MSC, ABB ou encore RMG Concept (Syngenta). Parmi les pays européens, elle occupe le 3ème rang comme investisseur derrière la France et la Grande Bretagne. La Suisse a jusqu'ici représenté leurs intérêts indépendamment des autres pays et a réussi à maintenir leurs positions. En février 2010, a eu lieu en présence de l'Ambassadeur Helg, secrétaire d'État adjoint du Département des Affaires Etrangères Suisses, l’inauguration officielle de la Chambre de commerce Suisse en Côte d'Ivoire (SwissCham CI) à Abidjan. Cela devrait renforcer revitaliser les liens économiques existant entre les deux pays. En plus la nouvelle SwissCham CI servira de contact important pour les entreprises intéressées sur la Côte d'Ivoire en provenance de Suisse.
Toute entreprise qui souhaiterait avoir de plus amples renseignements est priée de contacter le secrétaire général, M. Olivier Gerspacher, dont vous trouvez l'adresse de courrier électronique sur la droite. La SwissCham possède également sa page web et vous invite à aller la consulter :
L’Ambassade veille à promouvoir les bonnes relations ivoiro-suisses et les contacts gouvernementaux dans le domaine de la politique économique. Elle se fait également l'interprète des positions suisses auprès des autorités et du public ivoirien au sujet des relations entre la Suisse et l'Union Européenne.
En raison de la situation socio-politique, le développement économique du pays a stagné ces dernières années. La croissance se situe entre 0 et 3%, le taux d'inflation entre 2 et 6%. C'est seulement en 2008 que nous avons pu enregistré une légère reprise. En 2009, la croissance du PIB était de 3,8% et enregistrait pour la première fois depuis 1998 un taux plus élevé que le taux de croissance démographique (2,1%). Cette dynamique économique a cependant déjà été ralentie selon les chiffres disponibles pour le début de l’année 2010. La croissance initialement prévue pour 2010 a été corrigée par mesure de précaution de 4% à 3%. Malgré de nombreux problèmes et l’infrastructure défaillante, la Côte d'Ivoire avec une part de PIB de plus de 30% au sein de l'UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest-Africain) reste le centre économique de la région.
La Côte d’Ivoire est le seul pays au sein d’espace UEMOA a avoir toujours eu une balance commerciale positive. Le volume des échanges de la Côte d'Ivoire en 2009 était de 12,4 milliards d'euros, ce qui représente une légère hausse de 2,5%. Dans le nord de la Côte d'Ivoire, qui est toujours contrôlé par les « Forces Nouvelles », le commerce informel a également prospéré, notamment la contrebande vers les pays voisins avec des pertes financières importantes pour l'Etat et l'économie à la suite.
Le plus important partenaire commercial de la Côte d'Ivoire, le Nigeria, s’explique par le flux des produits pétroliers. Au niveau des destinations des exportations en 2009, les Pays-Bas (14% du marché) se situent au premier rang devant la France (11%), les États-Unis (8%) suivi par l'Allemagne (7%) et le Nigeria (7%). Alors que la Suisse n'est pas figuré dans les statistiques disponibles, la forte position des Pays-Bas et l'Allemagne doit être justifiée par ses ports maritimes, qui occupent une grande partie des importations dans l'Union Européenne.
En termes d'importations, la part la plus importante (21%) est pour le Nigeria. La France suit à la deuxième place avec 14%, puis la Chine (7%) et la Thaïlande (5%). La Chine va sans doute renforcer sa position dans les années à venir avec le secteur de la construction qui devrait prendre un essor après les élections.
Les échanges commerciaux entre la Côte d'Ivoire et la Suisse restent plutôt faibles et ont été caractérisés ces dernières années par de fortes fluctuations. Après l’importante croissance de 2006-2007, en 2008 les importations ont chuté de près de 70% et les exportations de 42% (volume des échanges en 2008: 40 millions de CHF).La tendance négative s'est poursuivie en 2009 en particulier dans les exportations.Par exemple, les exportations ont chuté de 26 millions de francs (-21%), tandis que les importations ont enregistré une baisse de CHF 6,7 millions (-13,4%).
Néanmoins, une reprise se profile au vu des chiffres enregistrés pour les mois de janvier à avril 2010.Les exportations sont principalement composées de produits chimiques et de machines et environ 90% des importations sont constitués de produits agricoles, dont plus de 70% de cacao (2009).La baisse des importations a plusieurs causes. La baisse de la qualité des produits agricoles, notamment du cacao, qui répond de moins en moins aux exigences des clients suisses. En outre, l'euphorie initiale a donné dans l'accord de Ouagadougou IV, et le report continu des élections a rendu les investisseurs plus prudents.
